5 Août 2026
Julien Deshayes (PahCC), à gauche sur la photo, a animé la table ronde avec, de gauche à droite : Bruno Centorame, Massimiliano Mocchia di Coggiola, Julien Sapori, Stanislas Chapel (Photo : D. Olivier-Lamesle)
Après les lectures le vendredi de textes de Barbey d'Aurevilly (Compagnie Calliopé), les interventions se sont poursuivies samedi 1er août et ont permis d'entendre plusieurs personnalités s'exprimer sur la question du dandysme. Table ronde, conférence, visite commentée à travers les rues de Saint-Sauveur-le-Vicomte, découverte de costumes d'époque, présentation des arts de la table, projection d'une version cinématographique de L'Ensorcelée se sont succédé, accueillant de 40 à 90 personnes selon les moments.
Massimiliano Mocchia di Coggiola, invité d'honneur -
Né à Turin, formé à la muséologie, parisien d’adoption depuis 2007, Massimiliano Mocchia di Coggiola échappe à toute classification commode : historien de l’art et de la mode masculine, essayiste, illustrateur, peintre et styliste pour vidéos ou particuliers. Dans ses livres et dans ses dessins, il aime décrire un univers suranné et farfelu, fait d'élégances d'antan et d’histoire. Parmi ses travaux, son ouvrage Du monocle et autres accessoires masculins disparus obtient le prix de la Nuit du Livre 2022.
Adrien Chombart de Lauwe -
Formé au tailleur traditionnel et au costume de scène, Adrien Chombart de Lauwe explore l'histoire du costume masculin à travers une approche technique et matérielle. Il étudie, expérimente et forme à l'art des tailleurs du XIXème siècle afin de proposer des reconstitutions les plus fidèles possibles. Également collectionneur, il prête à des institutions muséales (Palais Galliera, Musée Ingres Bourdelles, entre autres) et d'enseignement (INP, Lycée Paul Poret, The School of Historical Dress) avec lesquelles il collabore scientifiquement, permettant ainsi d'affiner les connaissances sur des collections peu connues et étudiées.
Bruno Centorame -
Bruno Centorame est historien, conférencier et commissaire d’exposition, spécialiste du XIXème siècle en Normandie. Diplômé de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), il est reconnu pour ses recherches sur les châteaux et la vie châtelaine dans le Cotentin ainsi que pour ses travaux consacrés à Jules Barbey d’Aurevilly. Il s’est également attaché à l’étude de l’architecture et de la société parisienne. À travers ses conférences, recherches et publications, il contribue, depuis de nombreuses années, à la transmission de l’histoire normande.
Julien Sapori -
Né en Italie et installé en Bretagne après son mariage avec une Française, Julien Sapori est commissaire de police de formation. Après une carrière au sein de la Police judiciaire de Paris et de la Direction centrale de la Sécurité publique, il a dirigé la Sécurité publique de la Manche de 2013 à 2017.
Désormais installé à Valognes, dans l’hôtel de Grandval-Caligny où vécut Jules Barbey d’Aurevilly, il se consacre à l’écriture et à la recherche historique. Auteur de nombreux essais et articles, il travaille notamment sur l’histoire de la police, de la justice, de l’Italie et sur Jules Barbey d’Aurevilly : le « Connétable des lettres », auquel il a consacré plusieurs ouvrages et conférences.
Stanislas Chapel -
Stanislas Chapel a suivi des études d’arts plastiques, de cinéma et d’études normandes entre Caen et Paris. Il collabore ensuite à de nombreuses revues et fanzines (Éclipses, Prémonition, La Rue Clandestine, Action artistique de la Ville de Paris, etc.), où il publie des textes consacrés au cinéma, à la littérature, aux arts plastiques et aux musiques alternatives.
Ses recherches portent sur les esthétiques de la marge et de la décadence : romantisme noir, dandysme, mais aussi les avant-gardes dadaïstes, Fluxus et situationnistes. Il s’intéresse également aux cultures musicales gothique et expérimentale, de la cold wave au post-punk, qu’il prolonge aussi bien par l’écriture qu’à travers l’organisation de concerts et de soirées, ainsi que par la direction du label indépendant Meidosem Records.
Parmi ses principaux travaux figurent des recherches sur les représentations du vampirisme au cinéma, le dandysme du comte d’Orsay, l’anglomanie et leurs résonances avec les cultures musicales alternatives, des années 1960 à aujourd’hui. Il s’intéresse notamment à l’émergence de figures d’un néo-dandysme contemporain, héritier des pionniers de la modernité esthétique.
Aujourd’hui médiateur des musiques actuelles et responsable de Meidosem Records, il poursuit un travail de transmission et de découverte des musiques indépendantes.
François Quéré -
Après avoir suivi des études de droit à l’Université de Caen, François Queré se consacre à des recherches sur les ébénistes Pierre Roussel et Philippe-Claude Montigny sanctionnées par une maîtrise et un DEA d’Histoire de l’Art à l’université de Paris IV-Sorbonne. Il est l’auteur de l’ouvrage de référence sur les Roussel, une dynastie d’ébénistes parisiens du XVIIIème siècle aux éditions Faton, et de plusieurs articles concernant les arts décoratifs. Attaché aux recherches au sein de la Galerie Aaron à Paris, expert indépendant en mobilier et objets d’art place Vendôme de nombreuses années, il a enseigné au sein de l’École d’Art et Culture et auprès de Drouot Formation.
Jean-Marc Culiersi -
Jean-Marc Culiersi a suivi les cours d'art dramatique Jean Périmony. Comédien il a joué de nombreuses pièces en France et en Italie. Il crée en le 1995 le Studio Théâtre de Saint-Denis pour lequel il écrit et met en scène (Nouvelles Lunes, Yvonne la Madone de la Plaine d’après Didier Daeninckx). Depuis 1999, il écrit pour le cinéma (Une vie de Prince, La Storia di B., Les deux mondes, Les marais criminels) et la télévision (Une vie française, 15 jours ailleurs). Il réalise en 2006 un premier court-métrage de fiction Perte de contrôle sélectionné au festival de Clermont-Ferrand ainsi qu’un documentaire Mémoire Ouvrière coréalisé avec Alexandre Messina. En 2018 il réalise le triptyque sur la Shoah Raconte présenté en 2019 Cannes Cinéphilie et au French Film Festival de Richmond (USA) la même année. En 2016 il crée la société de production Les Films du Lion avec laquelle il produit et réalise Derniers remords avant l’oubli (2018). En 2024 il crée avec Céline Léger, Maxime Lamotte, Guillaume Garbe et Gerd Jann Picco, l’association ARCA (actions responsables citoyennes artistiques) avec laquelle est produit en 2025 L’Ensorcelée entièrement tourné dans La Manche et qu’il met en scène.
(Source : Notices biographiques proposées par Juliette Meurie, PahCC)